Microsoft achète GitHub, la plateforme de partage de codes open source

Microsoft a annoncé lundi le rachat pour 7,5 milliards de dollars de la société GitHub, une plate-forme de développement collaboratif qui existe depuis 10 ans. L’opération est intégralement financée par des actions Microsoft, qui ont clôturé à 100,79 dollars ce lundi.

Microsoft, l’un des plus gros contributeurs de GitHub

En 2015, GitHub avait été valorisée à 2 milliards de dollars. Depuis, elle a continué de prospérer ces trois dernières années, ce qui laisse présager selon certains un prix d’acquisition avoisinant les 5 milliards de dollars. Conçu il y a 10 ans, le réseau social et service en ligne d’hébergement de projets de programmation aux 24 millions d’utilisateurs est devenu un incontournable pour tous les passionnés de programmation.
De nombreuses sociétés, notamment Alphabet (maison-mère de Google), l’utilisent pour stocker leurs codes, de même que les équipes de Microsoft, l’un des plus gros contributeurs de GitHub, pour gérer le développement de Windows.
 
Une stratégie
 
En rachetant la première plateforme indépendante du marché, Microsoft suit en définitive la stratégie déjà mise en œuvre avec Linkedin : racheter le numéro un du marché pour se redéployer sur une infrastructure déjà en situation dominante. On ignore encore en revanche à ce stade comment la firme compte rentabiliser cet investissement conséquent. Microsoft, qui dispose d’une très confortable trésorerie et a vu sa rentabilité fortement croître à la faveur de l’explosion des activités de cloud computing, s’est contenté d’indiquer qu’il s’attendait à ce que l’opération ait un effet positif sur ses bénéfices dès 2020.
 
Source : Libération
 

RGPD : neuf notions essentielles à retenir

 

 

Le RGPD consacre un nouveau mode de régulation des données personnelles. (Crédits : iStock)

https://www.latribune.fr/journalistes/sylvain-rolland-188

Que signifie RGPD-GDPR

Le Règlement général sur la protection des données, ou GDPR (General Data Protection Rule) modernise une précédente directive, datant de 1995 et révisée en 2004. Voté en mai 2016 par le Parlement européen après quatre ans de négociations, le RGPD définit un ensemble de règles communes pour tous les acteurs traitant à grande échelle des données personnelles de citoyens européens. Il remplace de fait les 28 législations existantes

 

Données personnelles

Il s’agit de toutes les informations liées à une personne physique identifiée ou identifiable: le nom, le prénom, l’adresse postale, l’adresse courriel, les données de localisation… Dans la mesure où la plupart des données anonymisées peuvent tout de même conduire à l’identification d’un individu, le règlement s’applique de fait à tous les acteurs – ou presque – traitant des données personnelles.

Ce que les entreprises doivent être capables d’expliquer

Avec le RGPD, n’importe quelle entreprise dans le monde traitant des données de citoyens européens devra être capable d’expliquer clairement pourquoi les données sont collectées. Le citoyen européen est en droit de connaître depuis quand les données sont récoltées, combien de temps elles seront stockées, où, et avec quels moyens de sécurisation. L’entreprise doit aussi expliquer avec quelles autres sociétés les données seront partagées et comment elles seront exploitées par ces tiers (marketing personnalisé, achat programmatique…).

Consentement « explicite »

L’utilisateur devra donner un accord non ambigu pour la collecte et l’exploitation de ses données. S’il refuse, il devra tout de même pouvoir accéder au site concerné, dans la mesure du possible. Ce qui n’est pas le cas actuellement : de nombreux acteurs imposent d’accepter l’exploitation des données personnelles – dans des termes souvent peu clairs – sous peine de se voir refuser l’accès au service. Les entreprises qui s’adressent aux mineurs de moins de 16 ans devront rédiger le texte de consentement en des termes clairs et facilement compréhensibles.

Portabilité des données

La loi informatique et libertés de 1978 a créé un droit d’accès aux données. Le RGPD va plus loin avec la portabilité des données, qui permet à un individu de demander à une entreprise de lui fournir, « dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine » (art. 20), l’intégralité de ses données personnelles, pour qu’il puisse les transférer à un autre prestataire. De quoi, par exemple, changer d’énergéticien sans perdre son historique de consommation.

Les nouveaux droits des citoyens

Renforcé par le RGPD, le droit à l’effacement dit « droit à l’oubli » (article 17) permet à un individu de demander la suppression de ses données personnelles. Le « responsable du traitement » doit l’effectuer « dans les meilleurs délais ». Par ailleurs, vous pouvez aussi exercer à tout moment votre droit de rectification (art. 16), votre droit à la limitation du traitement (art. 18) et votre droit d’opposition (art. 21). Ce dernier s’applique par exemple lorsque les données personnelles sont utilisées à des fins de prospection. En cas de violation au règlement, des actions collectives peuvent être menées par des associations actives dans le domaine de la protection des droits et libertés.

DPO (Data Protection Officer)

Le Data Protection Officer (DPO) est le chef d’orchestre de la gouvernance des données au sein d’une entreprise ou d’une collectivité. Sa désignation est une obligation pour les structures publiques (hôpitaux, collectivités…) et pour les entreprises qui traitent des données à grande échelle, ou des données « sensibles » (données génétiques, biométriques, afférentes à la santé, à la religion, aux opinions politiques ou à l’appartenance syndicale). Le G29 (organisme qui fédère l’ensemble des Cnil européennes) encourage les entreprises non soumises à obligation de se doter tout de même d’un DPO, en interne ou externalisé.

25 mai 2018

À partir de cette date, les entreprises en non-conformité avec la réglementation s’exposeront à des sanctions qui dépassent de très loin le périmètre actuel de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). En cas de manquement, notamment au « privacy by design » (intégrer la protection de la vie privée dès la conception) et au « privacy by default » (garantir le plus haut niveau de protection des données), les contrevenants risquent de payer une amende s’élevant à 10 millions d’euros ou, dans le cas d’une entreprise, à 2% du chiffre d’affaires annuel mondial. Ils encourent jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires annuel mondial pour manquement aux droits des personnes (portabilité, rectification, opposition, limitation, droit à l’oubli…)

Fin des obligations déclaratives

Cette mise en marche forcée des acteurs traitant des données personnelles, sous peine de sanctions d’une ampleur inédite, vise aussi à alléger les formalités administratives. Le RGPD supprime les obligations déclaratives. En revanche, les structures de plus de 250 salariés (et celles de moins de 250 salariés mais dont le traitement de données peut avoir des répercussions sur la vie privée) doivent mener une étude d’impact sur la vie privée (EIVP) et tenir à jour en permanence un registre de traitement qui pourra être demandé par la Cnil en cas de contrôle.

L’Etat recommande une liste d’applications

L’Etat dévoile la liste des logiciels libres et applications open sources recommandés en 2018. Cette liste est principalement destinée aux services administratifs. Mais de nombreuses recommandations qui y figurent peuvent convenir au grand public. On y trouve ainsi des services de messagerie, navigation internet, multimédia ou encore bureautique.
Les logiciels libres recommandés par l’Etat.
Cette liste se découpe en plusieurs secteurs destinés à des publics différents, qu’il s’agisse de sécurité, d’espace utilisateur, de traitement des données ou encore de développement informatique. Tout d’abord, l’Etat recommande à ses services d’abandonner le moteur de recherche de Google au profit de Qwant, un moteur de recherche français. Qwant ne trace pas ses utilisateurs, garantissant ainsi leur vie privée. Et il se montre neutre dans l’affichage des résultats. A utiliser avec le navigateur webFirefox ESR et Ublock Origin, un bloqueur de publicités et de pisteurs.
Côté sécurité, le logiciel KeePass est recommandé pour la gestion de mots de passe sécurisés. Et l’Etat propose VeraCrypt pour chiffrer les données des disques durs. Thunderbird et RoundCube sont plébiscités pour les mails entre services et vers l’extérieur, ainsi que le client de messagerie instantanée Jitsi. A l’instar d’un Skype, il permet d’envoyer des messages instantanés, mais aussi de réaliser des appels audio et des visioconférences. Pour la lecture simple de fichiers PDF, l’outil SumatraPDF est recommandé. Et pour une modification, c’est le logiciel PDFSam Basic qui est plébiscité.
Sauf pour les utilisateurs Android, qui doivent plutôt se tourner vers l’application MuPDF. Ou OpenDocument Reader, s’il s’agit de fichiers ODF. Enfin, pour la bureautique pure, la DINSIC recommande d’utiliser la suite bureautique LibreOffice avec l’éditeur de textes Notepad++. The Gimp est bien-sûr proposé en alternative à Adobe Photoshop, et InkScape est proposé pour le dessin vectoriel. VLC et ses astuces à connaître absolument est recommandé pour la vidéo, et 7zip pour la compression et la décompression de fichiers.
 
 

Liste des applications open source recommandées par l’Etat.

Consultation et édition de documents :

  • LibreOffice : Suite bureautique
  • FranceTerme:Correction anglicismes
  • Notepad++ : Éditeur de textes
  • SumatraPDF : Lecture simple de fichier PDF
  • PDFSam Basic : Outil de fusion, extraction et découpage de fichiers PDF. permet aussi de changer le sens des pages.
  • BlueGriffon : Éditeur HTML
  • Qgis :Système d’information géographique
  • Scribus : PAO
  • VLC : Lecteur multimédia
  • Avidemux : Montage vidéo
  • Audacity : Enregistrement et édition de sons
  • Inkscape : Dessin (vectoriel)
  • The Gimp : Dessin, alternative à Adobe Photoshop
  • OpenDocument Reader : Lecteur de fichiers ODF sous Android
  • MuPDF : Lecteur de fichiers PDF sous Android
  • Dia : Schémas
  • 7zip : Compression et décompression

Sécurité

  • KeePass : Gestion de mots de passe
  • VeraCrypt : Chiffrement de disques
  • DBAN « Darik’s Boot and Nuke » : Effacement complet de tous les supports magnétiques d’une machine

Messagerie, agenda et contacts

  • Thunderbird : Courrielleur
  • RoundCube : Client de messagerie
  • Jitsi : Client de messagerie instantanée
  • Filezilla : Client FTP

Navigateur web

  • Firefox ESR : Navigateur
  • Qwant : Recherche sur internet
  • Ublock Origin : Bloqueur des publicités et des pisteurs

Accessibilité

  • NVDA : Lecteur d’écran

Gestion de stockage

  • UltraDefrag : Défragmentation
  • DVD Styler : Création de DVD vidéo avec un menu de navigation
  • BAREOS : Sauvegarde Serveurs (Postes possibles)

Conception et Développement

  • Eclipse : Environnement de développement
  • Spring Boot : Aide au développement
  • OpenJDK : Environnement d’exécution
  • Mantis BT : Outil de remontée de bug
  • Git : Outil de gestion des configurations (serveur)
  • Maven : Outil de gestion des dépendances entre les différents composants d’un projet et cycle de vie
  • Yarn : Outil de gestion des dépendances
  • Nexus : Dépôt d’artéfacts
  • NPM : Gestionnaire de paquets pour Node.js
  • Pencil : Outil de maquettage IHM (statique et/ou dynamique)
  • SonarQube : Tableau de bord d’indicateurs de qualité
  • Asqatasun et Tanaguru : Vérification de la conformité de l’application aux règles d’accessibilité
  • JaCoCo : Couverture du code

Outils de productivité

  • Freeplane : Grapheur d’idées
  • ProjectLibre : Gestion de projet
  • GreenShot : Capture d’écran

Serveurs

  • CentOS (souche Redhat) et Ubuntu – Eoleet Debian : Distribution GNU/LINUX
  • HAProxy et Pacemaker – corosync : Disponibilité et continuité
  • Nagios et Centreon : Supervision Infrastructure
  • ClamAV : Antivirus : Orienté serveur
  • OpenLdap : Annuaire
  • Samba Active Directory Domain Controller : Authentification
  • CAS_Server et LemonLDAP::NG : Authentification SSO
  • Eole AMON : Pare-feu réseau et web

Serveur d’application

  • Tomcat : Serveur Java
  • Serveur NodeJS : Plateforme Javascript

Outil collaboratif

  • Redmine : Portail de gestion de projet
  • GitLab Community Edition : Plateforme de développement
  • MediaWiki : Outil pour améliorer la collaboration entre les différentes parties prenantes
  • PhpBB : Forum
  • RocketChat : Messagerie instantanée
  • ElasticSearch et Apache SolR : Indexation et recherche plein texte
  • Samba 3 et Samba 4 : Partage de fichiers

Tests et intégration

  • JUnit : Outil de gestion des tests unitaires
  • Fitnesse et DbFit : Outil d’injection afin tester les couches basses
  • Jmeter : Robot de test / Injecteurs
  • SoapUI : Outil d’aide aux tests techniques
  • Jenkins : Outil d’aide à la livraison (dépôt, intégration continue…)
  • Selenium Server et Selenium IDE : Automatisation des tests Web
  • Squash TA : Automatisation des tests
  • TestLink et Squash TM : Gestion des campagnes de tests
  • Jailer : Génération / Gestion des jeux de données
  • Chromium : Navigateur web
  • H2 Database Engine : Base de données
  • JavaMelody : Outil de monitoring
  • Talend Open Studio for Data Integration (Basic) : Reprise des données
  • logstash / kibana et Syslog-ng : Gestion des logs en mode centralisé

Opérations

  • Metamorphose : Renommage de fichiers par lots
  • FreeFileSync : Synchronisation Sauvegarde
  • OCS Inventory NG serveur : Inventaire, télédéploiement et découverte du réseau
  • GLPI : Gestion de parc et suivi d’incidents
  • TimeLineTicket : Affichage graphique des délais de prise en compte des incidents et indicateurs sous forme de rapports

Données et contenu

  • PostgreSQL : Base de données transactionnelle
  • MariaDB : Base transactionnelle cluster
  • PostGIS : Base de données Géomatique
  • MongoDB : Base de données NoSQL

Serveur d’application

  • Tomcat : Serveur Java
  • Serveur NodeJS : Plateforme Javascript
Source : phonandroid.com
 
 

Rapport de Cédric Villani : Intelligence artificielle

 
Le député La République en marche (LRM) de l’Essonne Cédric Villani, mathématicien lauréat de la prestigieuse médaille Fields, a rendu, mercredi 28 mars, son rapport sur l’intelligence artificielle (IA), commandé par le gouvernement en septembre 2017.

Pourquoi ce rapport ?

Commandé par le premier ministre Edouard Philippe, ce rapport avait pour but de « dresser une feuille de route sur l’IA », expliquait M. Villani en septembre 2017 au Monde. Alors que les technologies de l’IA progressent considérablement depuis le début des années 2010, que les grandes entreprises américaines du Web sont à la pointe de la recherche et que des pays comme la Chine investissent massivement dans le domaine, la France est à la traîne.
Après quatre cent vingt auditions d’experts de différents domaines, M. Villani et son équipe ont remis un rapport de plus de deux cent quarante pages, balayant des problématiques variées et proposant une série de recommandations.

Favoriser un meilleur accès aux données

Pour donner des résultats pertinents, l’IA doit reposer sur d’importantes bases de données, à partir desquelles des programmes peuvent « apprendre » et effectuer des corrélations. C’est pourquoi M. Villani prône, dans ce rapport, « une politique de la donnée offensive qui vise à favoriser son accès, son partage et sa circulation », notamment à l’échelle européenne.
Concrètement, il s’agirait de « renforcer » la politique d’ouverture des données publiques, mais aussi issues du secteur privé. « Dans certains cas, la puissance publique pourrait imposer l’ouverture s’agissant de certaines données d’intérêt général », précise le document.
Le député évoque notamment le secteur de la santé, pour lequel il aimerait la création « d’une plate-forme d’accès et de mutualisation des données pertinentes pour la recherche et l’innovation ».

Développer la recherche

Un autre axe prioritaire du rapport est le développement de la recherche en IA : le nombre d’étudiants dans le secteur est très insuffisant, et les jeunes experts formés en France sont souvent recrutés par les grandes entreprises du Web, qui disposent de moyens considérables pour les attirer.
L’objectif fixé est de tripler le nombre de personnes formées à l’IA d’ici à 2020. Pour rendre la recherche française plus attractive, le rapport propose de multiplier les bourses, mais aussi de doubler les salaires en début de carrière.
M. Villani appelle de ses vœux la création d’« un réseau de recherche d’excellence » en IA, qui se concrétiserait par des instituts interdisciplinaires répartis sur tout le territoire, rassemblant chercheurs français et étrangers. Ils auraient aussi vocation à rapprocherle monde de la recherche des entreprises pour favoriser les transferts de technologies. Ces instituts sont imaginés comme des « zones franches de l’IA » — « allégement drastique des formalités administratives du quotidien, compléments de salaire conséquents, aides pour l’amélioration de la qualité de vie ».
Enfin, cet investissement dans la recherche devrait également, pour M. Villani, permettre d’outiller les chercheurs. Il propose de mettre à leur disposition un supercalculateur et un cloud privé attribués à l’IA.

 

Se concentrer sur la santé, l’écologie, la défense..
L’effort économique et industriel devrait, selon les conclusions du rapport, se concentrer sur les secteurs de la santé, du transport et des mobilités, de l’écologie, de la défense et de la sécurité. Des secteurs « dans lesquels notre industrie peut sérieusement envisager jouer un rôle de premier plan au niveau mondial et concurrencer les géants extraeuropéens ».
L’Etat pourrait jouer« un rôle fondamental » pour « amorcer le mouvement et la structuration de l’écosystème » et en devenant « le premier client ». Cela pourrait se manifester par des dispositifs de soutien à l’innovation, des subventions, des commandes publiques, mais aussi l’organisation de « grands défis ».
M. Villani aimerait aussi que soient mis en place des « bacs à sable d’innovation », permettant, par exemple, « l’allégement, temporaire, de certaines contraintes réglementaires » et « des moyens d’expérimentation en situation réelle ».
Par ailleurs, le député estime que la France devrait « prendre le leadership » dans le domaine des liens entre IA et environnement : « l’IA peut contribuer à diminuer toutes nos consommations et à amplifier toutes nos actions en faveur du respect et de la restauration des écosystèmes », souligne le rapport.

Une intelligence artificielle éthique

« L’IA ne peut pas être une nouvelle machine à exclure », écrit M. Villani. Entre les biais de certains programmes – qui reproduisent le racisme et le sexisme humain par exemple –, le manque de mixité dans les équipes de recherche et les risques sociaux que peuvent représenter ces programmes, l’IA peut inquiéter.
Concernant l’impact sur le marché de l’emploi, le député rappelle que les différentes études à ce sujet fournissent des prévisions bien différentes. Il souhaite, cependant, la création d’une structure ayant pour mission « d’anticiper » et « d’expérimenter des dispositifs d’accompagnement » ou encore « des modalités nouvelles de production et de répartition de la valeur ».
Le rapport insiste aussi sur le besoin de féminisation de l’IA – les femmes ne sont que 10 % dans les écoles d’ingénieur en informatique. « Ce manque de diversité peut conduire les algorithmes à reproduire des biais », explique le document, qui recommande une « politique incitative » visant à atteindre un taux de 40 % d’étudiantes d’ici à 2020.
Plus largement, le député recommande la mise en place d’un comité d’éthique de l’IA, chargé d’organiser le débat public et de fournir des avis et recommandations « en toute indépendance ». Il souhaite aussi que les pouvoirs publics se dotent « d’une fonction d’audit de ses algorithmes » et puissent, « dans le cadre d’une procédure judiciaire ou sur saisine du Défenseur des droits », examiner ces « boîtes noires » pour en comprendre le fonctionnement.

Des propositions non chiffrées

Le rapport de M. Villani propose un grand nombre de recommandations très concrètes, mais comment les financer ? Le document n’avance aucun chiffre. « On a fait ces calculs, et plutôt trois fois qu’une, a assuré M. Villani au Monde. Mais on ne voulait pas qu’ils soient dans le rapport pour éviter que l’expression publique se précipite dessus. »
Pour mémoire, François Hollande s’était engagé, après un premier rapport sur l’IA publié en 2017, à débloquer une enveloppe de 1,5 milliard d’euros sur dix ans. Par ailleurs, le député en appelle également au financement privé pour soutenir le développement de l’IA en France : « [L’Etat] n’a pas vocation à supplanter les investissements privés. (…) Il faut que le venture capital [capital-risque] se développe de plus en plus. »
Maintenant que les propositions sont sur la table, reste à voir ce que l’exécutif va en retenir. La réponse sera en grande partie apportée ce jeudi. A l’occasion d’un sommet sur l’IA, organisé au Collège de France à Paris, le président Emmanuel Macron doit présenter son plan pour l’intelligence artificielle.
 
Source : lemonde.fr
 
 

JavaScript Object /JSON pour les débutants

 
Si vous êtes nouveau dans le développement web, que vous avez des connaissances de HTML, CSS et même de JavaScript, JSON est important à connaître.

Qu’est-ce que JSON ?

JSON (prononciation comme Jason Bourne !) signifie JavaScript Object Notation et c’est un format de données. Autrement dit, c’est une façon de stocker des informations, un peu comme une base de données. Bien que créé indépendamment de la spécification ECMAScript, il est maintenant lié à JavaScript qui inclut un objet JSON, et de nombreux développeurs l’incorporent quasiment comme un sous-ensemble du langage.
Voici un exemple de syntaxe JSON :
 
Comme vous le voyez, JSON est un format de données consistant en paires de nom/valeur (ou clé/valeur) ayant la forme de chaînes de caractères. Les nom et valeur sont séparés par deux points : et chaque paire est séparée de la suivante par une virgule.
Bien que trouvant sa source dans JavaScript, beaucoup de langages de programmation (si ce n’est tous ?) peuvent générer et lire le format JSON. Il est donc devenu très populaire pour le stockage, la lecture et le partage d’information dans les applications et services web.

Différences entre JSON et JavaScript Object

Comme son nom l’indique, JSON est plus ou moins un object JavaScript, cependant il y a des différences. Tout d’abord, comme expliqué dans la spécification, « JSON est un format texte facilitant l’échange de données structurées entre tous les langages de programmation ». Il est donc universel et non pas limité à JavaScript. En fait, il ne fait pas du tout partie de JavaScript, il est simplement dérivé de la façon dont les objets JavaScripts sont écrits.
En termes de syntaxe, il y a deux différences principales. Tout d’abord, tous les noms (clés) sont représentés sous forme de chaînes de caractères, autrement dit ils doivent être entre guillemets. Ceci par exemple n’est pas du JSON valide :
 
 
Remarquez que JSON requiert non seulement que le nom (la clé) soit entre guillemets, mais aussi que les guillemets soient doubles : les guillemets simples sont possibles sur les objets JavaScript, pas dans JSON.
L’autre différence majeure est dans le type de données que JSON peut stocker. JSON accepte les valeurs suivantes :
  • Objet
  • Array
  • Nombre
  • Chaîne de caractères
  • true
  • false
  • null
C’est assez similaire à ce qu’on trouve dans les objets JS, mais JSON étant représenté sous forme de texte on ne peut pas lui donner des choses du genre fonctions ou des valeurs dynamiques de dates utilisant Date(). Par conséquent, il n’y a pas de méthodes ou autres fonctionnalités dans JSON, il n’y a que du texte. Et c’est bien ainsi, car c’est ce qui en fait un format universel d’échange de données.
Il est important de noter qu’un morceau complet de JSON est lui-même techniquement un objet JSON, et le type Objet est ce qui permet d’imbriquer des objets JSON comme valeurs, un peu comme les objets dans JavaScript. Ci-dessous, on a un exemple d’objet JSON imbriqué :
Ici, l’objet JSON racine a 4 paires de clés/valeurs (“species”, “breed”, “age”, et “traits”) mais la quatrième valeur est un objet imbriqué comprenant 3 paires de clés/valeurs. Et comme vous l’avez sans doute deviné, on peut imbriquer les objets à l’infini (mais restez raisonnable).
Un objet JavaScript ressemblerait à ceci :
Vous voyez les différences avec JSON (les guillemets) et de plus, pour que l’objet soit utile en JavaScript il est créé comme valeur d’une variable (myAnimal).
 
 

Comment stocker JSON ?

JSON étant du texte, on peut le stocker où l’on veut. Dans une base de données, dans un fichier texte, un stockage client (cookies ou localStorage) ou via son propre format de fichier qui utilise l’extension .json (qui est en gros un fichier texte avec une extension .json).
Une fois le contenu JSON stocké, il reste donc à pouvoir le récupérer et le parser de manière appropriée. Selon les langages, il y a diverses façons de récupérer et parser JSON, mais puisque nous nous intéressons au développement front-end, je vais montrer comment le faire en JavaScript.
JavaScript propose deux méthodes, qui font partie de la spécification ECMAScript, pour réaliser deux tâches distinctes.

Utiliser JSON.stringify()

Admettons que votre application construise des données d’une manière ou d’une autre. Pour conserver ces données quelque part, elles doivent être converties en une chaîne de caractères (string) JSON valide. Vous pouvez le faire avec JSON.stringify()
La méthode JSON.stringify() prend un paramètre obligatoire (le JSON que vous voulez convertir en string) et deux arguments optionnels. Le premier est une fonction de remplacement que vous pouvez utiliser pour filtrer certaines paires clé/valeur que vous ne voulez pas inclure. Je n’ai rien exclu dans mon exemple, donc j’ai indiqué null à la place de la fonction de remplacement. D’habitude je n’utilise pas null, mais je voulais utiliser le troisième argument et pour cela il est obligatoire de mentionner le second.
Le troisième paramètre est la valeur d’espace, il vous aide à formater le JSON de façon à le rendre plus lisible avec indentation, retour à la ligne, etc. Si vous utilisez un nombre pour le troisième argument, il représentera le nombre d’espaces pour l’indentation.

Utiliser JSON.parse()

À l’inverse, si vous recevez du JSON et que vous voulez l’utiliser dans votre JavaScript, vous pouvez utiliser la méthode JSON.parse() :
 
 
Dans l’exemple ci-dessus, je crée manuellement une chaîne de caractères JSON que je stocke dans une variable. C’est juste pour la démonstration, dans un scénario réel le JSON pourrait venir d’une source externe ou d’un fichier JSON séparé.
La méthode JSON.parse() convertit la chaîne de caractères JSON en un objet que je peux manipuler avec JavaScript. La chaîne de caractères est le seul argument obligatoire de la méthode, mais vous pouvez ajouter un second argument optionnel que l’on appelle un reviver de la fonction. En voici un exemple, qui part du JSON précédent :
 
Si vous regardez le résultat sur JS Bin, vous verrez que notre Labrador Retriever est devenu un chat. C’est juste un exemple qui nous montre que l’on peut modifier les valeurs d’un des noms. Pour plus d’infos sur ces fonctions, vous pouvez consulter MDN ou cet article sur le codage web dynamique.

JSON mieux que XML ?

XML n’est certainement pas un format en voie de disparition, mais JSON le surpasse largement en popularité. Douglas Crockford explique les avantages de JSON sur XML (« le XML sans gras ») et je cite un extrait ici :
“XML n’est pas idéal pour les échanges de données, de même qu’un tournevis n’est pas fait pour enfoncer des clous. Il porte avec lui un lourd bagage et ne correspond pas au modèle de données de la plupart des langages de programmation. Lorsque les programmeurs ont vu XML pour la première fois, ils ont été choqués par sa laideur et son inefficacité. Cette première réaction était la bonne. Il existe une autre notation textuelle qui posséde tous les avantages de XML et se révèle bien mieux adaptée aux échanges de données — cette notation est JSON.”
Il poursuit en détaillant les avantages proclamés de XML et en montrant pourquoi JSON fait mieux.
 
Source : la-cascade.io

Bientôt de la 4G sur la Lune!

Vodafone s’est associé avec Nokia pour déployer un réseau 4G sur la Lune. En 2019 une fusée Space X Falcon 9 décollera de Cap Canaveral en direction de l’astre au front d’argent.
 
POURQUOI ?
Et bien il s’agit de préparer de futurs séjours sur la lune. « Pour que l’humanité puisse quitter la Terre, nous devons, explique l’un des responsables du projet, développer des infrastructures au-delà de notre planète d’origine ». L’idée, c’est aussi de faire des économies, de réduire les coûts de l’exploration spatiale. La 4G a l’avantage d’être économe en énergie et d’envoyer des images de meilleure qualité.
 
COMMENT CELA SE PASSERA ?
 
 
La station mise en place par Vodafone sera en communication avec les véhicules lunaires (les rovers) pendant qu’ils captureront images et vidéos des différents sites lunaires.
Le réseau 4G utilisera la bande de fréquences 1800 MHz et permettra l’envoi de vidéos en haute définition au module d’atterrissage autonome et de navigation (ALINA) conçu par Audi pour PTScientists.
Ce module comportera lui-même de l’équipement Nokia spécialement conçu pour cette utilisation, pesant moins d’un kilo et qui permettra d’envoyer les images chez PTScientists, à Berlin.
L’utilisation du réseau mobile de quatrième génération permettra de transmettre plus de données en consommant moins d’énergie que les ondes radios en analogique.

UN COUP DE COM’ SPATIAL

Le choix de la 4G est probablement aussi une bonne opération de communication. Pour chacun des acteurs de cette initiative privée, c’était la garantie de faire parler de la mission, de se donner une image d’entreprise innovante, et donc d’améliorer sa réputation.
Quoi qu’il en soit, « Mission to the Moon » est prévue pour 2019, 50 ans après que l’homme a marché sur la Lune. SpaceX lancera une fusée Falcon 9, qui mettra le module lunaire sur orbite terrestre. Il allumera ensuite ses propres propulseurs pour rejoindre l’orbite lunaire, à 380 000 km, et s’y poser.
 
Source : lesnumériques.com – universfreebox.com
 

Comment Qwant a utilisé l’open source pour contrer les trackers

 
L’affaire est passée relativement inaperçue en novembre dernier : l’application mobile de Qwant pour Android a dû ôter trois trackers qui avaient échappé à son contrôle.
Un exemple de transparence.
Récit :
 
 
L’information a initialement été révélée dans un rapport de l’association Exodus Privacy et a choqué : trois trackers étaient bien présents dans l’application officielle Qwant mobile pour Android. Problème : le moteur de recherche européen a toujours fait de la protection de la vie privée une marque de fabrique face à ses concurrents.
 
Que s’est-il passé ? Explications sur le blog officiel :
« Deux (trackers) provenaient de Google (Crashlytics et DoubleClick), et un troisième provenait de Shibsted. »
Les équipes de Qwant ont tenté de savoir d’où provenait cette intégration, totalement… involontaire : « Nous avons rapidement déterminé que ces trackers avaient été secrètement ajoutés par des services tiers qui étaient accessibles dans des parties accessoires de l’application. Ils n’étaient pas inclus à l’origine. »
Depuis, les développeurs ont repris le contrôle sur l’application Android :
« Nous contrôlons désormais 100 % de notre application avec un logiciel open source. Rien ne pourra plus être inclus sans que nous le sachions. Le code source est disponible sur notre dépôt Github. Notre application est désormais un navigateur complet, basé sur du code source de Mozilla, avec l’activation par défaut de la protection contre le pistage. »
 
Confirmation : le rapport mis à jour d’Exodus Privacy confirme que Qwant ne souffre plus d’aucun tracker.
 
Source : cercll.wordpress.com

La Chine équipe sa police de lunettes à reconnaissance faciale

Dig​nes de ​Matrix​, les lunettes dont dispose désormais la police chinoise sont dotées d’unsystème de reconnaissance faciale. Une technologie leur permettant d’identifier, par un simple regard, un individu recherché.
 
10000 personnes recherchées dans la base de données de la police locale
Selon les journaux d’Etat, sept personnes recherchées pour diverses affaires criminelles (du délit de fuite au trafic d’êtres humains) ont été arrêtées ces derniers jours et 26 autres ont été interpellées en possession de faux documents d’identité. Ces personnes figuraient toutes dans la base de données de la police locale, qui contient l’identité de 10 000 personnes.
Surveillance redoutable.
 
En Chine, la reconnaissance faciale commence désormais à être utilisée par la police pour arrêter les délinquants alors qu’en Europe seules quelques expérimentations ont lieu comme à Berlin pour lutter contre le terrorisme.
 
La Chine pousse cette technologie un cran plus loin dans la surveillance des foules. Elle commence à équiper des unités mobiles de la police de lunettes douées de fonctions de reconnaissance faciale.
Ainsi dotée, la police ferroviaire de la ville de Zhengzhou (4,8 millions d’habitants) repère dans la foule circulant dans la gare principale, les personnes recherchées en les comparant avec des bases de données de personnes fichées et recherchées.
L’objectif affiché de cette mesure serait d’identifier n’importe lequel des 1,4 milliard de citoyens chinois en seulement quelques secondes.
 
Source : lemondeinformatique.fr
 
 
 
 

Logiciels de bureautique, de musique, de développement.. Voici la liste de logiciels pour Linux

 
Voici une liste de logiciels disponibles sous Linux. La plupart de ceux-ci sont disponibles dans les dépôts de votre distribution. Les installer depuis leur site web respectif vous permettra d’avoir les dernières versions. Cette liste n’est pas exhaustive.

 

Logiciels de bureautique

 
OpenOffice/LibreOffice : logiciel de bureautique comportant un traitement de texte, un tableur, un outil de présentation (équivalent au pack Office Microsoft). LibreOffice est un fork d’OpenOffice. Les deux sont compatibles.
Xsane : logiciel de gestion de scanner, permettant de dissocier l’interface utilisateur et l’interface matérielle, XSane permet la gestion d’un scanner en réseau. XSane va se lier aux logiciels tels que Gimp, OpenOffice, etc.
Tesseract : logiciel d’OCR (reconnaissance de caractères) en ligne de commande, une interface graphique tessecart-gui est disponible.
SugarCRM : logiciel de CRM( Consumer Relationship Management) logiciel de relation client. La version Community Edtion est libre de droits. Logiciel en PHP.
Odoo : anciennement OpenERP est un logiciel de gestion en PHP. La version community est gratuite et libre, la version Entreprise est payante et propriétaire.
  • Noalyss : serveur comptabilité et facturation libre (anciennement phpcompta). Les nouvelles lois de finances françaises imposent l’utilisation d’un logiciel permettant la fourniture des écritures comptables sous la norme FEC, et pour la facturation, d’un logiciel conforme à la loi antifraude, l’éditeur devant vous fournir un certificat.

Logiciels de traitement d’images/PAO

  • The Gimp : Gimp est un logiciel de retouches d’images équivalent à Photoshop.
  • Inkscape : logiciel de dessin vectoriel équivalent à Illustrator.
  • Scribus : logiciel de PAO (Présentation Assistée par Ordinateur) équivalent à InDesign ou QuarkXpress.

Logiciels de modélisation 3D

  • Blender : logiciel de modélisation, d’animation et de rendu 3D, équivalent à Maya, 3ds Max, After Effects.

Logiciels multimédias

  • VLC : la référence des lecteurs vidéo. Il supporte la plupart des formats. VLC peut également lire des flux vidéo. VLC peut aussi être utilisé comme serveur de streaming.
  • Kodi : media center.
  • Clementine : lecteur audio et gestion de bibliothèque musicale.

Logiciels de traitement de vidéos

  • Avidemux : logiciel de montage vidéo similaire à VirtualDub, permet également l’application de filtres et le réencodage vidéo.
  • Lightworks : autre logiciel de montage vidéo. Lightworks est un freemium. La version de base est gratuite, et la version pro payante.
  • Fusion 9 : logiciel de montage vidéo équivalent à After Effects. Fusion 7 a été utilisé sur des films comme The Amazing Spiderman 2, Hunger Games, Thor, Maléfique, etc. Fusion 9 est également un freemium, Fusion 9 Studio est payant et intègre plus de fonctionnalités.
  • FFMPEG : utilitaire d’encodage audio/vidéo en ligne de commande utilisé notamment par VLC et le lecteur MPlayer dont les serveurs hébergent le projet. Il peut aussi être utilisé comme un plugin par certains logiciels.

Logiciels de son/musique

Audacity: logiciel d’édition de son multipiste, des effets peuvent être appliqués aux sons.
Linux Multimedia Studio : séquenceur musical supportant les VST.
Ardour : station audio numérique libre présentée comme une alternative à Pro tools.
TuxGuitar : éditeur de partitions et de tablatures.
Lame : encodeur MP3 en ligne utilisé notamment par Audacity sous forme de plugin.

Navigateurs et autres logiciels pour Internet

  • Firefox : navigateur ayant 15 ans d’existence, successeur de Netscape Navigator, premier navigateur distribué à grande échelle et qui était payant. Il a dominé le monde des navigateurs avant l’arrivée de Google Chrome. Il est dépassé en termes d’utilisateurs par Chrome depuis 2012.
  • C : Chromium est un navigateur libre servant de base à Google Chrome, les extensions de Google Chrome sont compatibles avec Chromium. Chrome/Chromium utilisaient le moteur de rendu WebKit avant qu’il soit remplacé par blink en 2013.
  • Midori : navigateur Web léger basé sur le moteur de rendu WebkitGTK+.
  • Thunderbird : logiciel de gestion de messagerie mail, équivalent à Outlook. Son système d’extensions permet d’ajouter des fonctionnalités. La plus connue étant Lightning, ajoutant l’intégration d’un agenda, qui est fournie maintenant par défaut avec le logiciel.
  • Empathy : logiciel de messagerie instantanée gérant les protocoles XMPP, MSN, IRC. MSN a été remplacé par Skype, après rachat de celui-ci par Microsoft.
  • Skype : Skype est un logiciel et un protocole de visioconférence propriétaire mais gratuit via l’utilisation par Internet. Skype permet d’effectuer des appels sur des lignes téléphoniques, ce service étant payant. Skype entreprise possède des options à usage professionnel à travers les offres Office 365 pro.
  • Linphone: logiciel de téléphonie par Internet (VOIP) compatible SIP
  • WordPress / Joomla : système de CMS (Content Management System) ou système de gestion de contenu. Ils possèdent un système de frontend/backend. Ils sont utilisables pour gérer du contenu en entreprise ou à domicile ou pour créer des sites Web. 70 % des sites Web du monde sont réalisés avec WordPress.

Logiciels serveurs

  • Apache / NGinx serveurs Web les plus répandus, utilisés la plupart du temps avec le langage PHP.
  • MySQL / PostGresql : systèmes de gestion de bases de données (SGBDR), avec leurs outils respectifs d’administration via le Web PHPMyadmin et PHPgAdmin. Mysql peut être remplacé par son fork Maria DB qui commence à être fourni par défaut dans les distributions Linux.

Logiciels de développement

GCC : Gnu Compiler Collection, la suite des outils de compilation fournie avec Linux. GCC permet la compilation de plusieurs langages : C, C++, Objective-C, Fortan, Java (liste non exhaustive). Il intègre également un débogueur : GDB. GCC permet la compilation de plusieurs types de processeurs (x86, ARM, MIPS, 68000, PowerPC, PARC, etc.). GCC permet également la cross-compilation (possibilité de compiler à destination d’une plateforme différente : exemple compilation pour CPU ARM depuis une plateforme x86).
Qt : framework de développement multiplateforme, fournissant un IDE (Qt Creator/Qt Designer), un système de gestion pour les traducteurs (Qt Linguist). L’environnement graphique KDE repose sur Qt. Qt a un système de double licence : commerciale et LGPL. Il n’est pas autorisé de compiler Qt en statique hors licence commerciale. Certains modules ne sont accessibles qu’en licence commerciale. Visitez notre forum Qt.
Eclipse IDE : IDE multiplateforme et multilangage faisant référence.
Geany : IDE léger intégrant l’auto-indentation, la coloration syntaxique. Il est possible d’ajouter des fonctionnalités en développant des plugins.
Mono : portage open source de Microsoft .NET. La couche de compatibilité Microsoft pourrait poser des problèmes de violation de brevets.

Logiciels de virtualisation/émulation

  • KVM / QEMU : KVM (Kernel based Virtual Machine) est intégré dans le noyau. Qemu est un émulateur, qui va utiliser KVM pour virtualiser des systèmes.
  • Virtual box: hyperviseur de type 2 libre d’Oracle. La partie « Extension Pack » n’est pas libre, soumis à la licence VirtualBox Personal Use and Evaluation Licence.
  • Docker : système de virtualisation d’applications (on parle aussi de cloisonnement).
  • WIne: Wine (acronyme de Wine Is Not Emulator) est un logiciel permettant de faire fonctionner les logiciels Windows sous Linux, il ne s’agit pas d’un logiciel de virtualisation ni d’un émulateur, mais est assimilable dans le sens ou Wine émule les appels système Windows, ou plutôt transpose les appels système Windows en appels système POSIX.

Logiciels pour le jeu

  • Steam : plateforme de distribution de contenus en ligne (essentiellement des jeux). Certains jeux Windows ont été portés sous Linux notamment ceux de Valve, le créateur de Steam (Half-life, CVounter Striike). Steam regroupe des grands titres comme des jeux de studios indépendants. Steam inclut également du contenu gratuit.
  • Mame : mame est la référence des émulateurs utilisés pour le retro-gaming. Il est capable d’émuler les bornes d’arcades, tout comme les consoles de jeux. Les ROM des jeux vidéo (dump de cartouches ou carte de borne d’arcade) sont propriétaires et soumis à copyright.
  • ScummVM : ScummVM est un émulateur permettant de faire fonctionner les anciens jeux vidéo utilisant le moteur SCUMM de LucasArt. Les jeux restent sous copyright. Exemples de jeux fonctionnant avec le moteur SCUMM :
    • Maniac Manson, le jeu pour lequel ce moteur a été créé ;
    • Zac mc cracken ;
    • Indiana Jones et la dernière croisade ;
    • la série des Monkey Island ;
    • Full Throtle.
  • Playonlinux : Playonlinux s’appuie sur Wine (voir la catégorie virtualisation/émulation) pour l’utilisation avec les jeux et en simplifie l’utilisation.

Outils pour personnes handicapées

  • Orca : lecteur d’écran pour déficients visuels équivalent à Jaws ou VNDA
  • CMU Shinks : reconnaissance vocale.
  • Lucida : équivalent à Siri sur Apple ou Cortana sous Windows.

Autres

  • Calibre : lecteur et gestionnaire d’ebooks.
  • Gestion de PDF : toutes les distributions intègrent des lecteurs PDF, tels que Evince, Okular pour la lecture, PDFEdit pour la modification. Il est également possible de modifier des PDF avec LibreOffice ou Gimp. Adobe, le créateur du format PDF ne fournit plus de lecteur pour Linux.
La plupart des logiciels présentés ici ont des versions pour Linux, Windows et Mac OS X.
 
Source : developpez.com
 

Suppréssion de Google Drive

 
Google Drive s’arrêtera définitivement de fonctionner le 12 mars 2018 au profit de Backup and Sync pour le grand public, et de Drive File Stream pour les professionnels.
Au mois de juillet dernier, Google a implémenté la nouvelle application Backup and Sync (« Sauvegarde et Synchronisation », en français) dans son service de stockage en ligne Drive. Avec cette nouvelle application, Google Drive est devenu l’un des rares services de stockage grand public, avec HubiC et Crashplan, à proposer une véritable fonction de sauvegarde.
La transition se fera en douceur, puisque les utilisateurs Mac et PC ont jusqu’au 12 mars 2018 pour installer le nouveau client de sauvegarde et de synchronisation. Aucun changement n’est à prévoir sur les applications mobiles Android et iOS. Les choses se compliquent un peu plus pour les professionnels ayant souscrits à Gsuite.
À partir du 26 septembre, ils seront contraints de choisir entre Drive File Stream et Backup and Sync. La principale différence entre ces deux outils réside dans le fait qu’avec Drive File Stream, il est possible de diffuser des fichiers directement depuis le cloud, sans avoir à les enregistrer en local. Baptisée « Placeholder », cette fonction a vocation à libérer de l’espace disque et soulager la bande passante.
En revanche, contrairement à Backup and Sync, Drive File Stream ne permet pas de synchroniser des dossiers locaux pour les sauvegarder sur le cloud. Google a publié un tableau afin de comparer les différentes fonctions des deux applications. Les utilisateurs de Drive Mac et PC devraient quant à eux commencer à recevoir des notifications concernant ces modifications à partir du mois d’octobre.
 
Source : lesnumeriques.com